Archives de catégorie : Langue régionale (ch’ti picard, flamand…)

Pierre Delannoy : Busiaches et ramintuvries

À paraître le 12 décembre 2020

184 pages · format 17 x 23 cm · 15 €
ISBN 978-2-917621-44-8

Pierre Delannoy nous a quittés le 4 septembre dernier. C’était un vrai Artésien. Artéjien tiête ed kien, oserait-on dire car l’auteur fut toute sa vie comme les Arrageois assiégés par les troupes de Louis XIV qui répondaient alors aux envahisseurs : « Quand les Français prindront Arras les souris mingeront les cats ».
« Busiaches et ramintuveries » est un recueil de 95 poèmes en picard que Pierre voulait léguer à ses enfants, sa famille, ses proches et ses nombreux amis. Le livre devait sortir fin septembre, en présence de l’auteur mais le destin en a décidé autrement.
Tout ce qui compte et a compté pour lui est ici réuni : sa passion pour l’histoire, la langue picarde, la politique, le bassin minier, la musique, la famille… mais c’est avant tout son humanisme qu’il a voulu partager car Pierre était un honnête homme, un « brafe » comme on dit en Artois.

Préface de Anne Tiberghien, Présidente de l’Agence régionale de la langue picarde

Pierre Delannoy

Zeph et ses amis · Zef en ze maets

80 pages couleurs · 29,7 x 21 cm · 12,90 € · ISBN 978-2-917621-28-8

Zeph et ses amisLes enfants de l’école Saint Joseph d’Esquelbecq ont créé un géant « Zeph, le chêne ». Ce géant est un chêne car Esquelbecq signifie en flamand « la rivière aux glands ». De plus, l’école est entourée de chênes. Lors des défilés, Zeph est accompagné par les enfants qui portent des masques d’animaux de la forêt.
Comme Esquelbecq est aussi un « Village du livre », Zeph porte des livres imaginés et illustrés par les enfants.
Cet ouvrage bilingue français/flamand a été imaginé par les élèves des classes de maternelles et CP de Mesdames Sylvie Delannoy et Sabine Deboudt, accompagnés par l’écrivain Timour MUHIDINE. Il est destiné à fournir un support aux enseignants ou aux parents qui souhaitent aborder la langue flamande avec les enfants.

Mee de helpe van de Akademie voor Nuuze Vlaemsche Taele
Avec l’aide de l’Institut de la Langue Régionale Flamande

Toi aussi viens t’initier au flamand de manière ludique et simple, en suivant Zeph le chêne dans ses aventures.
Au fil des mois, il rencontrera douze animaux dans la forêt…
Et les animaux adorent se cacher.
Cherche-les dans chaque forêt…
Rejoins-le vite ! Il n’attend que toi pour se mettre en chemin.

Gy oek, komt Vlaemsch1 leeren op een simpele maniere al speelen, al Zef den eëkeboom volgen in ze toekomsten.
Maend achter maend, hen gaet twaelf beesten eegenkommen in ’t busch…
En de beesten hen geern nhulder te duuken. Zoekt ze in yder busch…
Komt maer zeere naer ! Hen beit maer achter joun om den weg te gruupen.

 

École Saint Joseph d’Esquelbecq : Zeph et le gland doré / Zef en den gouden eekel

Les enfants de l’école Saint Joseph d’Esquelbecq ont créé un géant « Zeph, le chêne ». Ce géant est un chêne car Esquelbecq signifie en flamand « la rivière aux glands ». De plus, l’école est entourée de chênes. Lors des défilés, Zeph est accompagné par les enfants qui portent des masques d’animaux de la forêt. Comme Esquelbecq est aussi un « Village du livre », Zeph porte des livres imaginés et illustrés par les enfants.
Cet ouvrage bilingue français/flamand a été écrit par les élèves des classes de CE de Mademoiselle Marie WEILLAERT accompagnés par l’écrivain Timour MUHIDINE. Il est destiné à fournir un support aux enseignants ou aux parents qui souhaitent aborder la langue flamande avec les enfants.

48 pages · format 21 x 15 cm · ISBN 978-2-917621-27-1 · 8,90 €

Zeph et le gland doré

Par la classe de CE1/CE2 de l’école Saint Joseph d’Esquelbecq / Opezet van de schoolejongens CE1/CE2 van de Sinte Jozefschoole Eekelsbeeke

Mee de helpe van de Akademie voor Nuuze Vlaemsche Taele
Avec l’aide de l’Institut de la Langue Régionale Flamande

On a volé le gland de Zeph… Le géant parti à la recherche de son talisman, croise le chemin de nombreux animaux bizarres qui aimeraient l’aider mais l’entraînent dans les recoins de la forêt, sur des pistes surprenantes. Il lui faudra beaucoup s’égarer avant de retrouver… le chemin de l’objet disparu. Mais qui était le voleur ?

Zefs eekel het estoolen ewist… Den reuze, voort egaen om zen toovermiddel te zoeken, kruust den weg van veele komyke beesten dien nhem zoun willen helpen maer ze trekken hen op in ael d’hoeksches van ’t busch op onverwachte weggen. Hen gaet nhem styf moeten verlieren voor… den weg van de wegbelende zaeke weere te vinden. Maer wien wos den dief ?

 

 

 

École Saint Joseph d’Esquelbecq : La Forêt se révolte / ’T Busch eegenweert nhem

Les enfants de l’école Saint Joseph d’Esquelbecq ont créé un géant « Zeph, le chêne ». Ce géant est un chêne car Esquelbecq signifie en flamand « la rivière aux glands ». De plus, l’école est entourée de chênes. Lors des défilés, Zeph est accompagné par les enfants qui portent des masques d’animaux de la forêt. Comme Esquelbecq est aussi un « Village du livre », Zeph porte des livres imaginés et illustrés par les enfants.
Cet ouvrage bilingue français/flamand a été écrit par les élèves de la classe de CM de Mme Christine Van Agt accompagnés par l’écrivain Timour MUHIDINE. Il est destiné à fournir un support aux enseignants ou aux parents qui souhaitent aborder la langue flamande avec les enfants.

48 pages · format 12,3 x 17,9 cm · ISBN 978-2-917621-29-5 · 4,90 €

Par la classe de CM1/CM2 de l’école Saint Joseph d’Esquelbecq / Opezet van de schoolejongens van den CM1/CM2 van de Sinte Jozefs schoole te Eekelsbeeke

Mee de helpe van de Akademie voor Nuuze Vlaemsche Taele
Avec l’aide de l’Institut de la Langue Régionale Flamande

La ville de Blecques envisage de construire un lotissement à la lisière de la forêt. Chez les animaux qui ont appris la nouvelle, réunis autour de Zeph le chêne, la révolte gronde : pas question de laisser les hommes détruire leurs habitations, terrains de jeu, etc. Ils se liguent pour résister aux ouvriers qui débarquent un beau matin et décident de mener un combat féroce. Animés par la force des faibles, ils sont prêts à tout pour sauver leur nature !
Un roman écologique qui flirte avec le conte.

’T stei van Bleeke beschikt huuzen te bouwen in den boord van ’t busch. De beesten die daervan hooren hen, hen nhulder vergaerd rond Zef, den eëken. ’T eegenweerde komt oover : geen kweestje van de menschen in ’t busch te laeten verpletteren. Ze vergaeren nhulder teegen de werkmenschen dien op een zeekeren nuchtend opkommen, en beschikken van een verschrikkelike gevecht te leëen. Mit de macht van de flaeuwen, ze zyn gereëd om alles te doen om nhuldere nateure te bewaeren.
Een ekologyke romang die styf naer is van een kindervertellingsche.

Adrien Huguet : Ch’Coin meinteu

Textes recueillis par Mathieu Maggi. Traductions de Jean-Marie François et Jean-Michel Ansard.

64 pages (broché) · format 240 x 210 mm · 8,50 € · ISBN 978-2-917621-20-2

Bon de commande « Ch’Coin meinteu »

Ch'Coin meinteuAdrien Huguet est un écrivain et historien picard né à Saint-Valery-sur-Somme en 1869. Amoureux de sa ville et de sa région, il a laissé de nombreux textes et articles qui décrivent la vie valéricaine au début du xxe siècle. Mathieu Maggi a ressorti les chroniques qu’Adrien Huguet a fait paraître dans « Le Littoral de la Somme », journal local de Saint-Valery, entre 1920 et 1922. Il y rapportait, dans la langue des marins, donc en picard, les conversations que les anciens tenaient à ch’coin meinteu – qui existe toujours – pour y évoquer les préoccupations cocasses et truculentes de l’époque.

Ce petit livre, illustré de photographies anciennes, reproduit une sélection de textes en picard d’Adrien Huguet, accompagnés d’une traduction française, qui feront partager au lecteur la vie d’un petit port de pêche picard au début des années 1920.

 

« Sérial Crieur » : livre format 18 x 14 cm · 96 pages · 10 € · ISBN 978-2-917621-08-0

Sérial Crieur

BON DE COMMANDE SERIAL CRIEUR

En vente sur Amazon

En stock au Furet d’Arras et à la librairie chapitre.com Arras

Né dans les rues de Chicago dans les années 80, le slam est le fruit de la volonté de démocratiser et populariser la poésie. Débarquant en France dans les bistrots parisiens, il fait le pont entre sa version « street » dite « slam sauvage » et le slam plutôt « hype » d’un Grand corps malade ou encore Abd al Malik, mais sans jamais renier ses convictions et sa verve, car le slam a toujours quelque chose à dire.
Et ces choses à dire, sur le Nord, en langue ch’ti/picard ou en français s’expriment par la plume de Serial Crieur, métis né à Roubaix. Au travers de ses textes souvent humoristiques, parfois sensibles, il parle du Nord, son Nord, Roubaix, la Belgique voisine, une région qui a souffert, une région qu’il a quitté, pour y revenir… en poésie.
Revenir en poésie pour rendre hommage à sa convivialité, sa solidarité populaire, son ardeur au travail… son âme…
«Transmettant la flamme à de nouvelles recrues. Afin de créer des cercles de poètes dix par rues ! ».
Que ce flambeau culturel soit cédé à la nouvelle génération, qu’elle se l’approprie, qu’elle le rende contemporain, et que sur la scène culturelle on accueille de nouveaux artistes régionaux, notamment par ce « gimmick » d’introduction des nouveaux participants, typique des scènes slam : « Et maintenant voici notre prochain(e) slameur/euse… »

« Et à s’t’heure ch’est eul Serial Crieur »

Un CD 5 titres offert dans le livre, à découvrir ici !

J’t’arconnos ti

Atelier slam

Dravie

Lettre à ch’Présidint

Pale me in chti

Article de Guy Dubois dans la Voix du Nord du 3 juin 2012

Article de Guy Dubois dans la Voix du Nord du 3 juin 2012

Pierre Delannoy & Carl Uytterhaegen : Tiête ed bos / Tête de pioche

« Tiête ed bos » : 216 pages (broché) – format 180 x 140 mm – 13,20 € – ISBN 978-2-917621-06-6

© Carl Uytterhaegen

Ce petit livre bilingue, français/ chtimi, nous propose 9 histoires qui décrivent la vie dans le bassin minier du Nord-Pas d

e Calais dans les années 70 et 80. Écrits avec soin, profitant d’une orthographe soignée, ces textes nous parlent de personnages attachant, des jeunes comme Roland « Tiêt

e ed bos », ou « Ch’Pocheu » ou « Ch’Taijeu » ou « Ch’Mécano »…, mais aussi des anciens de la mine comme Julien qui se bat pour que son compagnon de fond, le cheval Bayard, profite lui aussi d’

une retraite bien méritée.
Cet ouvrage est illustré de 24 photographies originales du bassin minier du photographe flamand Carl Uytterhaegen qui, de 1975 à 2005, est venu tous les ans suivre l’évolution des lieux et personnes des corons d’Auchel, ce coin du Pas-de-Calais marqué par un siècle d’exploitation du charbon.
Les textes de Pierre Delannoy sont simples. Ils parlent de gens simples. Ils évitent le paternalisme et le larmoyant mais abordent l’exploitation des hommes par les hommes, sans velléité, sans haine, sans discours revanchard ou vengeur. Pierre Delannoy, toute sa vie, par son travail d’enseignant et de militant de l’éducation populaire, a cherché à adoucir le destin de ces jeunes, de ces vieux, marqués par leur origine. Par ce livre, écrit dans la langue de son pays, il a voulu témoigner de ce monde dur mais pas si triste et où l’humour, parfois involontaire, est souvent bien présent.

Préface d’Alain DAWSON, auteur du « Chtimi de poche » et traducteur d’Astérix en chti.
Avant-propos de Guy DUBOIS

ballon © Carl Uytterhaegen


Paiement par chèque ou par virement, merci d’utiliser notre BON DE COMMANDE « Tiête ed bos »

Michel MEURDESOIF : Ch’est toudis l’pus laid baudet…

« Ch’est toudis l’pus laid baudet… » : 128 pages – format 18 x 14 cm – 12,20 €

ISBN 978-2-917621-03-5

"Ch'est toudis l'pus laid baudet"Ch’est toudis l’pus laid baudet est un recueil de textes en picard parus dans le journal municipal de Monchecourt, près de Douai. Ces textes sont inspirés de personnages réels (ou mythiques) de ce village dont les habitants se désignent avec un humour féroce par l’appellation “baudets”. On pardonnera à l’auteur les nombreuses scènes de bistrot (lui-même est abstème), les propos misogynes (il est plutôt féministe) et les sujets graveleux et scabreux.
Chaque texte est accompagné d’une transposition en langue soutenue qui n’est en aucun cas une traduction. Des illustrations de Mako viennent ponctuer ces textes que l’éditeur a choisi de regrouper par thèmes. Un glossaire “roues de secours” en fin de livre permet de s’y retrouver quand la compréhension n’est pas immédiate.

Illustration de Mako

Illustration de Mako

 

Pierre GARNIER : « Ech catieu d’Pinkigni »

BON DE COMMANDE « Ech catieu d’Pinkigni »

CouvertureÀ l’heure de retourner à l’année zéro. Au moment où c’est le merlon qui triomphe dans son éclatante blancheur. Le merlon nous porte, les pierres nous envahissent notre mémoire. Elles ne balisent plus les chemins de l’avenir, elles n’abritent plus notre chair, elles ne la protègent plus, elles nous la rappellent. Le poète passe mais le château de Picquigny est toujours là. Le picard est toujours là, un picard de plus en plus blanc, de plus en plus éclatant. Le picard serait-il devenu gothique flamboyant dans l’attente d’une « renaissance » promise ? « Ech catieu d’Pinkigni » est en vérité un texte en trois, trois versions différentes du même texte. Une version principale, la dernière mouture, dans un picard voulu très stable, à même le sol mais dégagé de ce qui peut le dissimuler, et deux autres “catieu”, l’un brut, en l’état, et l’autre extrêmement raffiné dans sa langue, dans le choix des mots et de la graphie.
Si nous devions utiliser une image, nous choisirions celle d’un cidre première pression et d’une eau de vie particulièrement forte. L’éditeur n’a pas voulu imposer un choix basé sur des critères plus proches de ceux du merlon que de l’enfant qui se souvient. La question qui est ici clairement et volontairement posée est celle de la (re)construction d’une langue. Pierre Garnier écrit en picard sans être un poète picardisant. Le picard fait partie de ces matériaux qui l’ont construit, comme le château de Picquigny et la tarte à pron.ne (tarte aux prunes) ed Man Weiss. Nous parrions qu’il y a place pour des auteurs non-picardisants mais qui écriront dans un picard qu’ils constuiront eux même. Là encore, Pierre Garnier est certainement le premier (Ozieu date de 1967) à être entré de plein pied dans cette modernité.

Ech Catieu d’Pinkigni : 112 pages, format 105 x 180 mm, 10,20 €, ISBN 2-913934-05-6

Ch’bistècq suit ed Quate Poèn.mes

Ch'bistecq79 pages · 6,10 € · Illustrations de Jean-Noël Potte

Les Quate po.ènmes datent de 1977 : Georges Bataille y parle pour la première fois en picard, et si ce n’est pas vraiment Bataille, alors au moins son fantôme ! C’est très dérangeant, de lire Bataille en picard, ou même traduit du picard, c’est une expérience plutôt troublante… Ces poèmes sont évidemment violemment érotiques. Ch’Bistècq (Le Bifteck) parut en 1989, dans le dernier numéro de L’lnvention de la Picardie, revue légendaire, creuset de la conscience picarde contemporaine. S’il s’agit là d’un texte pornographique, il nous jette tout de suite bien au delà de la pure et simple pornographie: ce qu’il exprime, presque insoutenablement, c’est une cruelle expérience existentielle (la solitude, l’incommunicabilité) et une haute, une vertigineuse aventure spirituelle, au bord de l’abîme. On ne sort pas indemne de la lecture de ces pages terrifiantes.

Ivar Ch’Vavar est né à Berck en 1951 et vit à Amiens. Depuis les années 1970, il a animé d’innombrables publications clandestines et fondé en 1985 L’invention de la Picardie. Inlassable défenseur de la langue picarde, auteur (sous plus de cent hétéronymes) d’une oeuvre protéiforme.